Exposition Miradas de fe

Exposition Eduardo González, MIRADAS DE FE.

Chapelle de l’Hôtel-Dieu, du 6 mars au 3 avril.

Depuis presque quatre décennies, l’objectif du photographe mexicain Eduardo González s’attache, avec audace, à capturer des scènes de la vie quotidienne du Mexique. L’exposition Miradas de fe / Regards de foi se construit à partir de ce large corpus dont la curatrice Diana Murray Watts a sélectionné les images insolites évoquant quatre traditions qui font honneur à un pays et à un peuple très attachés à des rites millénaires.

Mexique magique. Beau Mexique. Mexique surréaliste. Quels que soient les qualificatifs, ce pays a depuis toujours – et avant même la domination espagnole – été considéré comme une terre de créativité, riche d’une multitude de nouvelles idées et forte des racines qui font honneur à son passé. Celles d’un peuple de foi, très attaché à ses traditions religieuses.

Parmi la grande diversité des traditions qui donnent aux Mexicains le sens de l’appartenance à leur communauté et l’amour de leur patrie, cette exposition s’efforce de mettre en valeur plusieurs événements importants : la célébration mondialement connue du Día de Muertos, dans la ville de Pátzcuaro, Michoacán, et dans le village millénaire de San Andrés Mixquic à Mexico ; la Procesión del Silencio à San Luis Potosí, l’une des villes importantes du centre géographique du territoire mexicain qui se remémore dans le silence et la dévotion le Chemin de croix du Christ ; le culte du mystique guérisseur Niño Fidencio qui a acquis une grande notoriété quand, dans les années 20, un des présidents de la République Mexicaine a visité le village d’Espinazo, dans le nord du pays, afin de lui demander de l’aide ; les Calendas de la célèbre ville coloniale de Oaxaca où la joie colorée des célébrations populaires a toujours eu un fondement religieux.

Avec audace, l’objectif du photographe mexicain Eduardo González a arrêté dans le temps de prodigieux instants qui demeurent un témoignage et un hommage à ce peuple croyant, vibrant, imaginatif et dynamique qu’est le peuple mexicain.

Un pays comme le Mexique ne pourrait pas survivre sans ses traditions.

Diana Murray Watts
                      
curatrice

« Nous sommes un peuple rituel.
Et cette tendance favorise notre imagination autant que
notre sensibilité, toujours pertinentes et éveillées. »
– Octavio Paz ( Le Labyrinthe de la solitude, 1950 )