REGARDS D’AILLEURS : La principale manifestation cinématographique de la Région Centre-Val de Loire

LA GENESE

Solidement ancré dans le Drouais, territoire de confluence et d’échanges entre Province et grande banlieue parisienne, le festival de cinéma Regards d’ailleurs de Dreux, a été créé en 2003.
Né de la structure pionnière d’un Contrat Local d’Initiative Cinématographique (CLIC, convention triennale toujours d’actualité) le festival est dirigé par Thierry Méranger, membre du comité de rédaction des Cahiers du Cinéma et enseignant de cinéma. L’association Fenêtre sur Films, forte de plus de 180 adhérents, le pilote.

 

Une manifestation tout public née d’une initiative pédagogique…

Regards d’Ailleurs a été co-fondé par les sections cinéma-audiovisuel d’un établissement scolaire, le lycée Rotrou. Outre la participation active aux projections, les élèves sont responsables du petit journal du festival « Regarde ailleurs ! », rédigent des articles en partenariat avec L’Echo Républicain, réalisent des entretiens, organisent des expositions et présentent certaines séances. Si les entrées à Ciné-Centre sont payantes, la plupart des séances (Théâtre, Rotrou, médiathèque) sont proposées en accès libre.

Par ailleurs, en s’inscrivant dans le dispositif national Passeurs d’images, Regards d’ailleurs permet aussi à des jeunes de travailler sur les thématiques du festival durant le hors-temps scolaire.

 

Plusieurs partenaires publics et privés engagés …

La Ville de Dreux, le lycée Rotrou et ses sections cinéma-audiovisuel, le Conseil Départemental d’Eure-et-Loir, le cinéma Ciné-Centre (Laurent et Anne-Claire Brunet), l’Agglomération du Pays de Dreux, mais aussi la Région Centre-Val de Loire (via Ciclic, Agence Régionale du Centre pour le livre, l’image et la culture numérique, qui est l’un des plus importants pôles d’éducation à l’image en France) ainsi que des sponsors ou mécènes locaux ou nationaux (au premier rang desquels le groupe Berteaux, Orange ou le Crédit Agricole).

 

Un objectif : Développer une politique culturelle populaire mais stimulante, axée sur le cinéma et l’image.

Regards d’Ailleurs s’adresse ainsi tout autant à des amateurs de cinéma curieux de découvertes et de dépaysement qu’à des cinéphiles avertis et à des jeunes étudiant le cinéma.

 

UN FESTIVAL DU CINEMA UNIQUE EN SON GENRE

Avec 14 éditions à son actif, REGARDS D’AILLEURS est devenu au fil du temps la principale manifestation cinématographique de la Région Centre-Val de Loire.

Plusieurs  particularités le rendent unique en France. En voici quelques unes.

 

Chaque année, un pays différent

Se déployant chaque année entre mars et avril, Regards d’ailleurs est consacré chaque année à un pays différent dont les œuvres sont le plus souvent présentées en version originale sous-titrée.

La manifestation a ainsi déjà visité, au fil des ans, le Portugal, la Grande-Bretagne, l’Inde, l’Espagne, le Japon, l’Italie, le Canada, la Belgique, les Etats-Unis, l’Allemagne, l’Argentine, la Suisse, l’Australie et la Pologne.

 

4 semaines de projections

Le festival se déroule pendant environ 4 semaines, ce qui fait de lui le festival de cinéma le plus long de France. Il propose chaque jour à ses spectateurs un ou deux nouveaux titres ainsi que des rediffusions ce qui permet à chacun, quelles que soient ses activités professionnelles et son budget, de participer à de nombreuses séances.

 

Des invités prestigieux

Regards d’ailleurs accueille des cinéastes et des spécialistes du monde entier, pour présenter les films et animer les débats, représentant chacun une conception artistique, humaniste et pédagogique du cinéma.

C’est ainsi que nous avons accueilli par le passé Pedro Costa, Frederick Wiseman, Hirokazu Kore-eda, Lodge Kerrigan, Bertrand Bonello, Carlos Sorin, Mercedes Alvarez, Andreas Dresen, Christophe Honoré, Joachim Lafosse, Christoph Hochhäusler, Ursula Meier, Lionel Baier, Rolf de Heer, Juan Luis Buñuel, Rafael Lewandowski ou encore Irène Jacob.

 

 

Une politique tarifaire attrayante

20€ pour les scolaires, 30 € pour les adultes, pour 13 films de Ciné-Centre.
Gratuité du reste de la programmation.

 

 

REGARDS D’AILLEURS 2017 : CAP SUR LA CORÉE 

 

Après le succès de l’édition polonaise de 2016, Regards d’ailleurs, nous invite cette année en Corée. Immense pays de cinéma, la République de Corée est l’une des seules contrées au monde à avoir réussi à préserver une production nationale originale et autonome. Tous les genres cinématographiques se donnent en effet rendez-vous au Pays du Matin calme.

 

Découvrir les maîtres du cinéma coréen

On ne compte plus aujourd’hui les maîtres du cinéma coréen. Regards d’ailleurs sera donc l’occasion de rendre justice à des créateurs aussi puissants que Bong Joon-ho, auteur du formidable The Host, film clef de la production coréenne qui se joue de la notion de genre, Park Chan-wook, réalisateur du stupéfiant Old Boy, Hong Sang-soo, conteur inlassable d’histoires d’amour malheureuses et jubilatoires ou Kim Seong-hoon (Hard Day), cinéaste de grand avenir qui est notre invité d’honneur. Nous (re)découvrirons aussi des figures aussi singulières que celle du versatile Kim Ki-duk, du poète et politicien Lee Chang-dong, de l’inspiré Im Sang-soo (The President’s Last Bang) ou du maître Im Kwon-taek, magnifique cinéaste de La Chanteuse de pansori, auquel la Cinémathèque Française vient de rendre hommage.

De nombreux documentaires nous présenteront parallèlement la Corée sous des angles parfois inédits. Dans cette perspective, cette 15e édition de Regards d’ailleurs sera également l’occasion d’entrouvrir la porte de la Corée du nord dont nous découvrirons quelques rares images.

 

Un festival tourné vers la jeunesse

Plus résolument que jamais, Regards d’ailleurs se tournera vers la jeunesse.

Une programmation dédiée aux écoles primaires, et en particulier aux tout-petits, sera mise en place autour d’un programme spécifique.

Collégiens et lycéens ne seront pas de reste et plusieurs programmes seront offerts par le festival aux classes qui en auront fait la demande, autour de films tels que Couleur de peau : miel ou Une vie toute neuve.

Les élèves des sections cinéma du lycée Rotrou seront naturellement en première ligne pour présenter des films, collaborer aux articles de L’Echo républicain et rédiger le petit journal du festival mais chaque jeune Drouais sera concerné, y compris sur le hors-temps scolaire durant lequel se dérouleront les ateliers de création de Passeurs d’images (au cours desquels une bande annonce sera réalisée).

> Mais aussi une politique de diffusion des films du festival auprès des seniors

Deux maisons de retraite seront ainsi concernées cette année encore : les Eaux-vives et la Vaumonnaie.

 

LE FESTIVAL EN BREF

> 30 films ou programmes tout-public (fiction, documentaire, animation…). Des rediffusions pour les 13 films proposés à Ciné-Centre. De nombreux inédits, des œuvres rares et plusieurs avant-premières.

> 10 films ou programmes diffusés en séances scolaires, de la maternelle au lycée.

> 3 sites de projection principaux : Ciné-Centre, le lycée Rotrou, le Théâtre municipal. De nombreuses séances « hors-les-murs » : la Passerelle, l’Agora…

> Un rayonnement départemental : Vernouillet et plusieurs autres villes de l’Agglomération du Pays de Dreux dont Garnay et Nogent le Roi (cinémobile) et, pour la troisième fois, une reprise de séances à Chartres (Les Enfants du Paradis).

> Un partenariat-médias fort (Cahiers du cinéma, L’Echo Républicain, RTV).

> Un soutien renouvelé des collectivités territoriales (Ville de Dreux, Région Centre, Conseil Départemental d’Eure-et-Loir) et des mécènes locaux (Groupe Berteaux, Orange, KIA Royal-Motors)

> Plus de 25 séances en entrée libre  et des cartes d’abonnement à tarif préférentiel pour les 13 projections à Ciné-Centre (20 et 30 euros).

> 4 expositions (Chapelle de l’Hôtel-Dieu, L’Odyssée, maisons Proximum) autour de la culture coréenne, de l’art moderne, de la bande dessinée et… du cinéma.

 

 

LES TEMPS FORTS

# Soirée d’ouverture  Mercredi 8 mars, CinéCentre
avec la projection du film inédit The Terror Live, suivie du verre offert aux cinéphiles par l’association Fenêtre sur films. En présence de Yoo DongSuk et David Tredler du Festival du Cinéma Coréen à Paris.

# Hommage à KIM Seong-hun
Lundi 13 et mardi 14 mars, CinéCentre

Hard Day et Tunnel en avant-première nationale, en présence du réalisateur, à l’occasion de la projection de 2 de ses films et d’une masterclass animée par Thierry Méranger (Cahiers du cinéma).

# La « Nuit du train fantastique » / Samedi 18 mars, CinéCentre
Deux films frissonnants et une collation offerte au public entre les deux titres, diffusés à 20h et 22h30.

# Koreanim’ / Mercredi 29 mars, Lycée Rotrou
Un programme d’initiation à l’animation composé par Eric Réginaud et Eloïse Joly (Ciclic), en présence de Marc Aguesse, critique.

# Projection-débat sur les questions environnementales  / Samedi 1er avril, Théâtre Organisée en collaboration avec le festival Eco-films, à partir du film Black Stone.

# La soirée de clôture / Lundi 3 avril, Théâtre
Autour du film inédit The Beauty Inside.

# Cinéconcert / Mardi 4 avril, L’Odyssée
Interprété au piano par Grégoire Baumberger, concertiste et professeur au Conservatoire, en accompagnement du film muet rarissime Carrefour de la jeunesse.

 

LES INVITÉS

KIM Seong-hun, invité d’honneur
Il est aujourd’hui l’un des plus grands espoirs du cinéma coréen. Réalisateur et scénariste, KIM Seong-hun a trois longs métrages à son actif ; il présentera ses deux derniers films à Regards d’ailleurs, dont il est l’invité d’honneur : Tunnel, en avant-première nationale, et Hard Day, révélation de la Quinzaine des réalisateurs de Cannes en 2014. Notre festival lui consacrera sa masterclass.

Ounie LECOMTE
Adoptée par un couple de Français à l’âge de 9 ans, elle est devenue cinéaste après avoir été actrice ou costumière.  Elle entre en 2006 à l’Atelier scénario de la Fémis où elle débute l’écriture d’Une vie toute neuve. Après le succès de ce premier film, elle tourne Je vous souhaite d’être follement aimée en 2015.

JUNG
JUN Jung-sik, né à Séoul en 1965 et adopté par une famille belge en 1971, est l’auteur de la bande dessinée autobiographique Couleur de peau : miel, qu’il publie en trois tomes entre 2006 et 2013. Il l’adapte lui-même au cinéma avec Laurent Boileau.

YOO DongSuk
Directeur du Festival du Film Coréen à Paris, il a fait connaître en France de nombreux cinéastes de son pays.

Marie VOIGNIER
Son travail d’artiste est à montrer dans des festivals de cinéma mais aussi dans des galeries. Parmi ses vidéos figurent Le Bruit du canon (2007), Hinterland (2009) et Tourisme international, consacré à la Corée du Nord (2014).

Vincent MALAUSA
Membre du comité de rédaction des Cahiers du Cinéma depuis près de 15 ans, il a dirigé la rubrique cinéma de Chronic’art entre 2002 et 2010. Il est l’un des plus fins connaisseurs du cinéma coréen contemporain et présentera 3 films pendant le festival.

Jésus CASTRO-ORTEGA
Ancien assistant-réalisateur sur L’Odyssée de la Vie (France 2), il a co-écrit le docu-fiction Le Mystère des Jumeaux (France 3). il a réalisé le making-of de deux films de Bong Joon-ho dont Snowpiercer.

Marc AGUESSE
Aussi connu sous le pseudonyme de Tsuka, il est l’un des grands spécialistes de l’animation coréenne ; il est le réalisateur de l’émission Catsuka.

Guillaume DE LA BOULAYE
Producteur du film Madame B., il a vécu 2 ans à  Séoul et a coordonné la post-production de la toute première coproduction franco-coréenne en 1999.

Pierre-Olivier FRANÇOIS
Journaliste et documentariste, il a rencontré et interrogé des Coréens du Nord et du Sud pour évoquer dans un documentaire destiné à Arte « l’impossible réunification des deux pays ».